Chroniques

#2 Le quart de siècle

Nous sommes la génération du changement, celle qui s’inspire des schémas de nos parents, mais complètement incapables de les reproduire. Nos parents à 25 ans ? Ça fait longtemps qu’ils avaient fini leurs études, la plupart avaient déjà un boulot, une réelle relation de couple et souvent même, un enfant en route. Toi ? À peine diplômé, rien d’accomplit à part quelques dizaines de stages qu’aucune entreprise ne prend au sérieux, et une vie de couple ? Haha la bonne blague.

À part les quelques mecs avec qui tu parles vaguement de la pluie et du beau temps sur tinder, il n’y a pas l’ombre d’une relation stable. De toute façon, tous les couples que tu idolâtrais dans ta jeunesse ne sont plus ensemble… Pitt et Aniston, Brangelina, Depp et Paradis, Lamy et Dujardin…

Alors, à quoi bon y croire ? Après tout, l’amour ne dure que 3 heures, après tu rentres chez toi.

Et puis de toute façon si j’avais des gamins je ne saurais pas quoi en faire les samedis soirs, et je ne suis pas non plus du matin…

Au temps de nos grands-parents, tu commençais à travailler jeune et tu profitais de la vie quand tu attaquais ta retraite. Aujourd’hui, tu fais ta vie avant. Tu signes ton premier CDI vers 28 ans, car tu as fait 5 ans d’études, tu as voyagé aux 4 coins du monde et bien sûr tu t’es endetté jusqu’à la mort. Mais au moins, tu auras profité. Et par profité, j’entends, te cuiter la gueule tous les week-ends, partager ta chambre avec 8 étrangers en auberge de jeunesse, avoir eu plusieurs partenaires, et ne surtout pas te soucier des conséquences.

C’est un moment charnière, tu n’es plus un enfant et tu entames doucement la vie d’adulte, la vraie. Le temps est venu de remplir tes premières déclarations d’impôts, d’essayer de te nourrir autrement qu’avec des pâtes et des cordons bleus, et où les bonnes bouteilles de vin ont remplacé le litron de vodka que tu amenais en soirée.

Bref on a beau dire qu’a 18 ans on est adulte, que nenni, la vraie vie, elle commence maintenant. La peur de l’inconnu est là.

Personnellement, j’ai pris une sacrée claque dans la gueule lorsque j’ai fini mes études. J’étais dans une bulle, un mélange de monde des Bisousnours et de télé-réalité. Tu captes le délire ? Vivre avec tous tes copains, mais en beaucoup plus drôle, avec plein d’histoires et beaucoup (trop) de soirées. On ne va pas se mentir hein, rater le cours de 8h c’est moins grave que rater une réunion en entreprise.

Je fais partie des gens qui ont toujours su ce qu’ils voulaient faire, et qui sont tellement bornés qu’ils ne veulent rien faire d’autre. Je veux le job de mes rêves, dans la ville de mes rêves avec le mec de mes rêves. Le seul hic dans cette histoire c’est le mot rêve.

J’ai appris de mes erreurs. Apprendre c’est bien, donc je continue.

Allé, sur ce, vers l’infini et au bar !

 

5 Comments

  1. Kate Moche

    mai 9, 2017 at 5:59

    Perso mon couple de ref c’est O’Maley et Duchesse. En plus, je kiffe les 3 chatons… 😬

    1. Cyrielle

      mai 9, 2017 at 6:07

      Hahaha oui je les connais bien aussi 😉

  2. Guillaume

    mai 10, 2017 at 6:06

    Il m’a bien plus cet article cycy!
    Kiss from London

    1. Cyrielle

      mai 17, 2017 at 9:42

      Merci Guigui ! Des bisous aussi !!!

  3. Duchesse

    mai 10, 2017 at 4:04

    3 H ! C’est beaucoup ! C’est cool d’être jeune et en forme !
    En fait, je te sens désabusée… Mais il n’y a pas de modèle idéal ! Ta romance, c’est à toi de la rêver…
    Je te sens entravée. Mais tu n’as rien à prouver qu’à toi-même, et surtout pas à tes parents qui assurément ne veulent que ton bonheur.
    Et puisqu’on est en mai, en 1968, de jeunes rêveurs placardaient sur les murs :  » Vivre sans temps morts, jouir sans entrave ! »

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